Avec Alors, je sombrerai, la journaliste et réalisatrice Eva Deroualle signe un premier roman solaire et mystérieux, profondément inspiré par les îles Éoliennes. Une histoire de famille, de secrets et de quête de soi, qui a même séduit Amélie Nothomb.

Un roman au cœur des îles Éoliennes
Direction Lipari, en Sicile, la plus grande des îles Éoliennes. C’est dans ce décor volcanique posé au milieu de la mer Tyrrhénienne qu’Eva Deroualle installe l’intrigue de son premier roman, Alors, je sombrerai.
Claire, 21 ans, revient sur l’île après la disparition de son grand-père Giuseppe. Elle pense d’abord être venue lui faire ses adieux. Pourtant, au fil des jours, des souvenirs et des rencontres, elle comprend que son grand-père lui a laissé bien plus qu’une maison et quelques souvenirs.
Des secrets familiaux émergent peu à peu. Claire se lance alors dans une quête qui va l’amener à questionner ses origines, son passé et, surtout, la personne qu’elle souhaite devenir. Dès les premières pages, Lipari tient presque le rôle d’un personnage à part entière, entre criques, maisons blanches, sorties en bateau et légendes de la mer Tyrrhénienne.
Entre fiction et souvenirs de voyage
Journaliste et réalisatrice de documentaires, Eva Deroualle s’est inspirée de ses propres séjours dans les îles Éoliennes pour construire son histoire. Certains personnages, comme Roberto et Maurizio, sont inspirés de personnes qu’elle a réellement rencontrées sur place. Leurs vies et leurs aventures ont ensuite été largement romancées.
L’autrice connaît particulièrement bien Lipari : elle explique y être revenue à plusieurs reprises depuis son premier voyage, il y a une dizaine d’années. Cette proximité donne au roman une vraie dimension d’évasion. On y découvre autant une intrigue familiale qu’une certaine idée de l’été italien, entre chaleur, mer, gastronomie et art de vivre.
Le manuscrit a séduit Amélie Nothomb
L’histoire de Alors, je sombrerai possède aussi une jolie anecdote. Adolescente, Eva Deroualle comptait Amélie Nothomb parmi ses autrices préférées. Des années plus tard, elle ose lui remettre son manuscrit lors d’un salon du livre, sans vraiment imaginer obtenir une réponse.
Pourtant, 24 heures plus tard, Amélie Nothomb l’appelle personnellement pour lui donner son avis. Elle accepte même que son commentaire figure sur la quatrième de couverture du roman.
Son verdict ? « C’est un sans-faute pour moi. L’histoire est très prenante, je l’ai beaucoup aimée. »
Un joli encouragement pour ce premier roman autoédité qui mêle voyage, transmission, secrets de famille et envie de nouveau départ.
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