Il y a un moment précis où le voyage change de nature. Ce n’est pas quand l’avion décolle, ni quand l’autoroute laisse place aux départementales. C’est quand on pose le pied sur la pédale et que le paysage, enfin, prend le temps d’exister.
En France, 22 millions de personnes choisissent le vélo pendant leurs vacances. Non pas comme performance sportive, mais comme manière d’être au monde. Les gares redeviennent des points de départ. Les chemins de halage, des horizons. Et le slow travel — cette façon de voyager lentement, pleinement, sans brûler les étapes — s’impose comme l’une des grandes tendances du tourisme de demain.

Prendre le train avec son vélo : simple, enfin
Le seul vrai frein jusqu’ici ? La logistique. Trouver un TER qui accepte les vélos non démontés, comprendre les règles qui changent d’une région à l’autre, dénicher un hébergement proche de l’itinéraire cyclable sans passer par dix sites différents… Autant de petites batailles qui décourageaient avant même le premier coup de pédale.
C’est précisément ce nœud que vient défaire le partenariat entre Vélotrain et Toploc. D’un côté, une carte interactive qui recense les lignes TER et Intercités compatibles avec les vélos, indique les gares accessibles, les distances jusqu’aux pistes cyclables et les correspondances à ne pas manquer. De l’autre, une plateforme de locations nature — sélectionnées à la main, après échange avec chaque hôte — pour des groupes en quête d’authenticité plutôt que de standing.
Les deux outils se parlent désormais directement : on peut réserver un logement Toploc depuis les pages de Vélotrain, et inversement. Du quai de départ au jardin de l’hébergement, le voyage tient enfin dans une seule logique.

Quatre jours le long de la Saône, en famille
Pour en tester la promesse, Guillaume Mottier — cofondateur de Toploc — a embarqué avec ses deux jeunes enfants sur la Voie Bleue, cet itinéraire cyclable qui longe la Saône entre Mâcon et Lyon. Toute la préparation s’est faite via les deux outils : identification des TER depuis Annecy, repérage des gares, anticipation d’un plan B météo, réservation de trois logements chaleureux à portée de roue des étapes journalières.
Quatre jours. Aucun accroc. La preuve que le voyage lent, même avec des petites jambes à bord, n’est pas une utopie — c’est juste une question d’organisation bien pensée.
La France, future capitale mondiale du vélo
L’ambition est là, clairement posée : avec plus de 21 000 km de pistes cyclables nationales aujourd’hui et 25 587 km attendus d’ici 2030; la France s’apprête à devenir la première destination cyclotouristique mondiale, devant l’Allemagne. En 2025, Vélotrain a vu son trafic multiplié par 7,5, avec plus de 23 000 itinéraires simulés.
Ce n’est pas une mode. C’est un mouvement de fond, porté par des voyageurs qui ont envie d’autre chose : moins de bruit, plus de sens. Des vacances qui ressemblent à ce qu’on est vraiment.

Voyager autrement, c’est possible maintenant
Toploc sélectionne chaque hébergement après échange direct avec les hôtes : accueil, ancrage local, nature environnante. Ses filtres pratiques (chèques-vacances ANCV, animaux acceptés, jardin clos) répondent à de vraies attentes, sans la froideur des grandes plateformes. Vélotrain, lui, cartographie ce que personne n’avait encore centralisé : les règles, les trains, les connexions entre rail et bitume.
Ensemble, ils dessinent un chemin. Pas seulement un itinéraire, mais une vraie manière de voyager qui réconcilie liberté et légèreté, aventure et simplicité.
Il ne reste qu’à pédaler.

