Au Cambodge, le krama se porte autour du cou, sur la tête ou noué à la taille. Krama Heritage le fait tisser à la main par des ateliers solidaires et finance, à chaque commande, des journées d’école à Phnom Penh. Une idée de cadeau qui voyage, à glisser sous le sapin.
Le krama, l’étoffe de tous les jours au Cambodge
Sur les marchés de Phnom Penh comme au bord des rizières, impossible de le manquer : le krama est cette longue pièce de coton, souvent à carreaux, que les Cambodgiens portent en écharpe, en turban contre le soleil ou en simple sac noué. Un objet du quotidien devenu un symbole du pays, que l’on rapporte volontiers d’un voyage en Asie du Sud-Est.

C’est lors d’un voyage de quatre jours au Cambodge, en février 2012, que Raphaël Bessis a l’idée d’en faire une marque au service d’une cause. Krama Heritage naît la même année à Paris. Quatorze ans plus tard, elle est installée entre Montmartre et la Station F et décline le krama en écharpes, sacs et espadrilles.
Tissé à la main, d’un atelier à l’autre
Chaque gamme correspond à un atelier et à une matière. Les Kramas Campagnards, au motif à carreaux typique, sont tissés en coton par une coopérative familiale de Phnom Penh dont les métiers tournent depuis quarante ans. Les Kramas Bruts sont en soie sauvage, issue de la ferme à vers à soie d’Artisans d’Angkor à Siem Reap. Les Kramas Doux mêlent bambou et coton et sont tissés dans la province de Banteay Meanchey avec l’entreprise sociale FairWeave.

La plupart des modèles sont livrés dans un écrin tressé en feuille de palmier, réalisé par des artisanes de la province de Takeo, au sud de Phnom Penh. Un emballage qui fait déjà partie du cadeau.


Une écharpe, des journées d’école
Le volet solidaire est concret. Avec l’ONG Pour un Sourire d’Enfant, chaque achat en ligne finance une journée d’école pour un enfant de l’école de rattrapage de Phnom Penh, et deux journées au-delà de 75 €. La marque affiche 10 177 journées d’école financées à ce jour.
Les espadrilles, elles, sont fabriquées à partir des chutes de tissu des kramas, avec une semelle en jute tressé : chaque paire offre 4 heures d’enseignement.
Cinq idées à offrir
Le Krama Campagnard, le classique des marchés
Le plus fidèle au krama que l’on croise au Cambodge : 100 % coton, motif à carreaux, tissé par une équipe de 22 tisserandes. 29 € en 200 x 35 cm, 39 € en grand format (250 x 65 cm), en plusieurs couleurs.

Le Krama Naturel, en coton biologique
Une maille respirante et une texture brute, pour une écharpe légère à porter en mi-saison. Il est livré dans son écrin en feuille de palmier, pour 65 €.

Le Krama Brut, en soie sauvage
La pièce la plus précieuse de la gamme, tissée avec Artisans d’Angkor : 95 € pour le Krama Brut Ondelé, 175 € pour la version Royal, plus grande.


Le Grand Krama Doux, en bambou et coton
Un grand format de 190 x 100 cm, doux et chaud, qui demande deux journées de tissage. Il arrive roulé dans un écrin rond en écorce de palmier, pour 125 €.

Les espadrilles Krama
Taillées dans les chutes de tissu des kramas, sur une semelle en jute tressé, à partir de 49 €.

Son fondateur publie aussi cet automne un premier essai, consacré au rappeur Jul : Pourquoi Jul est important, chez Fayard.
Où les trouver : sur kramaheritage.com, avec une livraison en France en moins d’une semaine depuis Paris.
Pour les fêtes : l’écrin en feuille de palmier remplace le papier cadeau.
Prix : de 29 € (Krama Campagnard) à 175 € (Krama Brut Royal), espadrilles à partir de 49 €.


